Chapes et dalles : le support que personne ne regarde
Une chape ratée condamne le revêtement posé dessus. Épaisseur, désolidarisation, séchage : ce que la norme demande avant de carreler.
La chape est invisible une fois le sol posé, et c’est précisément pour ça qu’elle est le poste le plus souvent bâclé. Elle conditionne pourtant la tenue de tout ce qui vient au-dessus.
Épaisseur et armature
La norme fixe des épaisseurs minimales selon le type de chape — adhérente, désolidarisée, flottante — et selon la charge prévue. Une chape flottante sur isolant, très courante en rénovation, demande une épaisseur supérieure à une chape adhérente, et souvent une armature. Réduire l’épaisseur pour économiser du mortier produit une chape qui fissure sous charge ponctuelle.
Désolidarisation et joints
Une chape doit être désolidarisée des murs par une bande périphérique, et fractionnée au-delà d’une certaine surface. C’est ce qui lui permet de bouger sans transmettre ses contraintes au carrelage. Sans bande périphérique, la chape pousse contre les murs, et la fissure remonte dans le revêtement.
Le séchage, ennemi des plannings
Une chape a besoin de temps. Poser un carrelage sur une chape encore humide, c’est piéger l’eau sous un matériau étanche : elle ressort en efflorescences, décolle la colle ou fait gonfler un parquet voisin. Un planning sérieux prévoit ce délai ; un planning trop serré est un signal d’alerte.
Les points à contrôler
- Le type de chape et son épaisseur sont indiqués.
- La bande périphérique de désolidarisation est prévue.
- Les joints de fractionnement découpent les grandes surfaces.
- Un délai de séchage est annoncé, et il est cohérent avec le revêtement prévu.
Cette fiche est un article explicatif rédigé par Habitat Local. Le texte officiel du NF DTU 26.2 est édité par l'AFNOR et protégé par le droit d'auteur : nous n'en reproduisons aucun extrait. Pour la version intégrale et opposable, adressez-vous à l'AFNOR.