Isolation des combles : continuité, ventilation, tassement
L'isolation des combles est le geste le plus rentable en rénovation, et le plus souvent mal exécuté. Trois défauts reviennent systématiquement.
La norme encadre la mise en œuvre des isolants en combles perdus et aménagés. Trois exigences font la différence entre une isolation efficace et une facture inutile.
La continuité
Un isolant interrompu ne protège plus. Les ponts thermiques classiques se logent en périphérie, autour des trappes d’accès, des conduits et des spots encastrés. Une isolation posée « au milieu » et absente sur le pourtour perd une grande partie de son efficacité.
La ventilation de la sous-toiture
C’est le point le plus grave quand il est manqué. Bourrer un comble d’isolant jusqu’à toucher la sous-face de la couverture supprime la lame d’air ventilée. La condensation s’installe, la charpente s’humidifie et l’isolant perd sa performance. La norme impose de conserver une lame d’air ventilée et de maintenir les entrées d’air en égout.
Le tassement et les spots
Un isolant en vrac se tasse : l’épaisseur posée n’est pas l’épaisseur à dix ans, et le devis doit en tenir compte. Quant aux spots encastrés, ils ne se recouvrent pas d’isolant sans capot de protection : c’est un risque d’échauffement.
Les points à contrôler
- L’épaisseur et la résistance thermique R visée sont indiquées.
- La lame d’air ventilée sous couverture est conservée.
- La trappe d’accès est isolée elle aussi.
- Les spots encastrés reçoivent un capot.
- Le pare-vapeur est posé côté chauffé, continu et jointoyé.
Cette fiche est un article explicatif rédigé par Habitat Local. Le texte officiel du NF DTU 45.1 est édité par l'AFNOR et protégé par le droit d'auteur : nous n'en reproduisons aucun extrait. Pour la version intégrale et opposable, adressez-vous à l'AFNOR.