Maçonnerie de petits éléments : murs, chaînages, joints
Parpaing, brique, bloc béton cellulaire : la norme fixe les règles de montage, de chaînage et de liaison qui font la solidité d'un mur.
C’est le texte fondateur du gros œuvre courant. Il couvre tout ce qui se monte élément par élément, du mur de refend à la façade porteuse.
Le chaînage n’est pas optionnel
La norme impose des chaînages horizontaux et verticaux qui ceinturent la maçonnerie et lui permettent de travailler ensemble. C’est ce qui empêche un mur de se fissurer en diagonale au-dessus d’une ouverture, ou de se désolidariser d’un mur perpendiculaire. Sur une extension, l’absence de chaînage se voit au bout de deux ans, à la jonction avec l’existant.
Liaisonner l’ancien et le neuf
Une extension accolée à un bâtiment existant ne repose ni sur le même sol ni sur les mêmes fondations. Les deux ouvrages vont bouger différemment. La norme et les règles de l’art imposent soit un liaisonnement mécanique dimensionné, soit au contraire un joint de rupture franc. Le pire des cas est l’intermédiaire : une simple juxtaposition, qui fissure à coup sûr.
Les points à contrôler
- Les chaînages horizontaux et verticaux figurent au devis.
- Les linteaux au-dessus des ouvertures sont dimensionnés.
- La liaison avec l’existant est décrite : liaisonnement ou joint de rupture.
- Une étude de sol est prévue si le terrain est argileux ou en pente.
Cette fiche est un article explicatif rédigé par Habitat Local. Le texte officiel du NF DTU 20.1 est édité par l'AFNOR et protégé par le droit d'auteur : nous n'en reproduisons aucun extrait. Pour la version intégrale et opposable, adressez-vous à l'AFNOR.